Commencé en 1306, le Château a fait partie d'une chaîne de places-fortes destinées à la protection du Château de Turenne dont les ruines imposantes dominées par la haute Tour de César offrent une belle vue de la cour.
Il a survécu à la Guerre de Cent Ans, à l'occupation des Anglais dont la présence est commémorée par les pierres sculptées sur la tour octogonale avec leurs symboles Plantagenets, aux guerres de religion et à la lutte entre la Vicomté de Turenne et ses assaillants.
Le pigeonnier date du XIIe siècle et a sans doute commencé par être une tour de guet.
A la fin des luttes sanglantes du Moyen Age le Château qui s’appelait encore le Repaire de La Coste, est devenu la résidence préférée de la Seigneurie de La Mechaussée qui y goûtait les joies de la chasse dans les bois giboyeux, puis en ont fait leur demeure après l’incendie de leur Château au XIV siècle. Leur blason (la main chaussée) orne la fenêtre de la petite chapelle, et l'un d'eux, nommé Pierre Gaspard Certain de La Méchaussée dans ses mémoires " Souvenirs d'un Gentilhomme Limousin " écrit à son retour d'exil, a évoqué avec affection ce que fut la vie au Château avant la Révolution. Il semble que ce soit à ce moment-là qu'aient été effectuées de grandes transformations lui enlevant son caractère de place-forte.
A la Révolution, il a été saisi et considérablement endommagé et depuis, le temps a fait son oeuvre, la pierre siliceuse s'effritant sans entretien, car le Château n'a été occupé qu'épisodiquement jusqu'à la guerre de 1940 quand les propriétaires d'alors s'y sont repliés. Les terres ont ensuite été vendues au profit d'un jeune cultivateur dans le cadre du remembrement des terres cultivables, pour ne laisser que la demeure et la garenne boisée. Des travaux de réfection avaient été réalisés par le peintre-sculpteur Vigreyos qui y avait installé son atelier dans ce qui fut une écurie et y exposait ses œuvres.
Le château est une propriété privée et nécessite actuellement des travaux de réhabilitation.
Chateau de La Coste : au coeur du patrimoine de la Corrèze
Situé dans le village de Noailhac, proche des vallées de la Dordogne et du Lot, le château s’intègre harmonieusement dans un paysage préservé, non loin de Collonges-la-Rouge et face au Château de Turenne.
Il reste un témoin majeur de l’histoire seigneuriale corrézienne et un élément emblématique du patrimoine local.